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Comment fonctionne le trading haute fréquence ?

Supposons que vous vous attendiez à ce que le cours d’une action augmente d’un euro pendant deux secondes, puis redescende, le genre d’oscillation qui se produit d’innombrables fois par jour sur les marchés financiers.

Supposons maintenant que vous ayez pu acheter 1 million d’actions une fraction de seconde avant la hausse, puis les vendre une fraction de seconde plus tard. Vous gagneriez 1 000 000 €  en deux secondes. C’est ainsi, en résumé, que fonctionne le trading à haute fréquence.

Concept

Le trading à haute fréquence implique l’achat et la vente de titres tels que des actions à des vitesses extrêmement élevées. Les traders peuvent détenir les actions qu’ils achètent pour seulement une fraction de seconde avant de les revendre. Selon Financial Times, les transactions peuvent être mesurées en microsecondes voire millionièmes de seconde.

L’objectif est de réaliser un profit même sur les plus petites variations de prix. Faire de telles transactions encore et encore, la “haute fréquence” dans le terme, peut théoriquement générer des millions de profits une fraction d’un centime à la fois. Le secteur des valeurs mobilières estime que les opérations à haute fréquence représentent plus de la moitié du volume total du marché boursier.

Exécution

Les gens sont loin d’être assez rapides pour effectuer des transactions à haute fréquence. Dans le temps qu’il faudrait à un trader humain pour prendre le téléphone ou faire un clic de souris sur un ordinateur, une opportunité de profit pourrait apparaître et disparaître. Le trading à haute fréquence est entièrement réalisé avec des ordinateurs.

Non seulement les ordinateurs exécutent les transactions, mais ils décident également des transactions à effectuer sans intervention humaine. Les entreprises qui pratiquent le trading à haute fréquence programment leurs ordinateurs pour rechercher des signaux sur les mouvements de prix et agissent ensuite sur ces signaux.

Remboursements

Les traders à haute fréquence ne profitent pas seulement de l’évolution du cours des actions. Ils perçoivent également les rabais que les bourses offrent à certains négociateurs pour fournir de la liquidité, c’est-à-dire qu’ils se rendent disponibles pour acheter ou vendre des actions afin que les ordres qui arrivent en bourse puissent être exécutés rapidement.

Les rabais sont minuscules, des fractions d’euro par action. Mais lorsqu’il s’agit de millions d’actions, ils s’accumulent rapidement. Les traders à haute fréquence peuvent générer des rabais en prenant les deux côtés d’un même marché, ce qui crée essentiellement de la demande et permet d’y répondre.

Négociants

Vous ne pouvez pas vous lancer dans le commerce à haute fréquence avec un ordinateur portable, un logiciel standard et une connexion Internet dans un café. Les sociétés qui se livrent à des opérations à haute fréquence utilisent des superordinateurs spécialement conçus pour ce genre d’opérations et elles ont souvent un accès direct aux bourses en utilisant les comptes de leurs courtiers, ce qu’on appelle ” l’accès nu “.

Les grandes sociétés des grandes places boursières telles que le NYSE (New-York Stock Exchange), le LSE (London Stock Exchange) ou l’Euronext à Paris se livrent à des opérations à haute fréquence, mais c’est plus courant chez les fonds spéculatifs et les sociétés spécialisées créées spécialement pour ce type d’opérations.

Risques

Il ne faut pas beaucoup d’imagination pour imaginer un scénario dans lequel quelque chose de mauvais pourrait arriver si des ordinateurs échangeaient des millions d’actions sans surveillance humaine. En effet, en 2010, le trading à haute fréquence a été pointé du doigt comme un coupable dans un ” krach éclair ” qui a fait disparaître des centaines de milliards de dollars de valeur marchande, quoique temporairement.

En 2012, la société de haute fréquence Knight Capital Group a perdu près d’un demi-milliard de dollars (soit environ 440 000 000 d’euros) lors du lancement d’un nouvel algorithme de trading haute fréquence. De ce fait cette société a frôlé la faillite car elle ne disposait à l’époque que d’environ 350 millions d’euros de capital. De tels cas ont incité les bourses et les organismes de réglementation à s’engager à exercer une surveillance accrue.

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