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Versement de l’état allemand : 54 français liés au régime nazi perçoivent toujours une pension

Près de 75 ans après la Seconde Guerre Mondiale, l’Allemagne verserait toujours une rente pour le service rendu au IIIe Reich à près de 2 000 personnes dans le monde. En France, 54 personnes seraient concernées par cette allocation mais on ne connaît pas leur identité.

Qui sont ces français qui perçoivent la pension ?

Seul le ministère du Travail et des Affaires Sociales en Allemagne sait de qui il s’agit.

En effet, le versement de l’allocation remonterait à 1951 date à laquelle la loi fédérale allemande pour l’assistance en faveur de du versement de l’indemnité a été votée. On ne connaît donc ni le nom, ni le rôle des personnes.

Les personnes concernées pourraient être d’anciens soldats de la Wehrmacht, des civils victimes de guerre ou encore des veuves. On sait en tout cas que les personnes condamnées pour crimes de guerre ainsi que les ex-membres de la Schutzstaffel (SS) ne font pas partie de la liste des allocataires.  En tout, ce serait pas loin de 100 qui seraient rayées de la liste depuis les années 1990.

Quant au montant de la pension versée par l’Etat allemand, celle-ci pourrait atteindre jusqu’à 1 300 € par mois. On n’en sait guère plus car on ne connaît pas les critères de versement.

L’ambassade d’Allemagne à Paris précise néanmoins que le versement effectué est une « prestation, pas une pension ». Il insiste : « Ce n’est certainement pas une pension pour les collaborateurs du régime nazi »

Une pension qui fait polémique

Après les députés belges fin février, c’est aujourd’hui la France Insoumise qui dénonce le le versement de ces pensions aux français liés au régime nazi et qui demande son interdiction. Jean-Luc Mélenchon exigerait également la restitution de ces versements pour que la somme soit reversée à la Fondation Charles-de-Gaulle.

La demande fait débat. Et pour cause, la pension serait versée à d’anciens collaborateurs du régime nazi qui n’étaient pas tous volontaires.

Certains politiques du parti de la France Insoumise souhaiteraient alors pouvoir étudier les dossiers cas par cas pour faire la distinction entre les victimes incorporées de force et les « vrais collaborationnistes ».

Pas une première en France…

En 1966, c’est le journal du Canard Enchaîné qui révélaient l’affaire des pensions versées au groupe des Malgré-Nous d’Alsace-Moselle.

Pour Olivier Maingain, politique belge, nul doute sur le versement de la pension : si la pension est versée aux Malgré-nous, elle est également donnée « à ceux qui se sont portés volontaires, souvent dans la Waffen-SS ». Il ajoute : « Ce sont des personnes qui ont été rémunérées pour service rendu au régime nazi. »

 

Le ministère a en tout cas engagé des recherches, dans un premier lieu grâce aux textes de loi qui lui ont été transmis qui lui permettront peut-être de comprendre les critères de cette indemnité.