| by adminpolitic | No comments

Loi école : l’instruction obligatoire dès l’âge de 3 ans votée par l’Assemblée Nationale

Ce 13 février, l’Assemblée nationale a voté l’abaissement de l’âge de l’instruction obligatoire à 3 ans. Jusqu’ici fixé à 6 ans, cette mesure a été portée par le ministre de l’Éducation, Jean-Michel Blanquer. L’école obligatoire va donc commencer plus tôt – une première depuis l’obligation d’instruction mise en place en 1882 par la loi Ferry !

« Pour une école de la confiance » dès septembre 2019

Selon le ministre, il s’agit d’une mesure forte, un « marqueur républicain » qui devra entrer en vigueur dès la prochaine rentrée. Il s’agissait aussi de mettre en action un engagement pris par le président de la république en mars 2018, engagement réitéré lors de l’annonce du plan pauvreté, en septembre dernier.

Si la majorité ainsi qu’une grande partie de la gauche se sont prononcés en faveur de cette loi, la droite et notamment Xavier Breton l’ont vivement critiqué, dénonçant une atteinte à la liberté de choix « des parents » mais aussi « une volonté de mettre un contrôle de l’Etat sur les enfants »

Ainsi, selon le texte, « chaque enfant » sur le territoire français devra être scolarisé dès 3 ans, sans distinction de sexe ou de nationalité. Un amendement d’un groupe de parlementaires de gauche a en effet supprimé la première formule qui faisait part de « chaque enfant, de tout sexe, français ou étranger ». C’est d’ailleurs surtout cette modification qui a été l’occasion de débats au sein de l’Assemblée.

À noter qu’en cas de refus d’inscription à l’école d’un enfant par un maire, le directeur académique pourra tout de même procéder à l’inscription s’il considère ce refus comme « sans motif légitime ».

Obligation de formation pour les 16 – 18 ans

« Ne laisser aucun jeune au bord de la route » – selon la formule de Jean-Michel Blanquer – se traduira également par un accompagnement beaucoup plus poussé des « décrocheurs » de 16 à 18 ans, qui se verront automatiquement proposer un apprentissage ou une formation. Cette mesure n’entrera cependant en vigueur qu’à l’horizon 2020.

Selon une récente étude, c’est près de 20 000 jeunes qui, chaque année, échouent et sortent du parcours scolaire dit « classique ». Le plan prévoit donc davantage de budget aux missions locales afin de repérer, d’aider et de réinsérer ces individus en devenir.